Le
8 Mai 1940, l'armée allemande envahit la France.
Dès
le 16 Juin, elle a déjà atteint la Normandie et occupe
Dijon, Colmar et Blois. Face à une situation catastrophique
et pour éviter le pire, le Maréchal PETAIN est contraint
de demander l'armistice qui est signé le 24 Juin à
RETHONDES.
A cette
date les troupes allemandes ont déjà dépassé
Bordeaux et sont à Lyon, Clermont-Ferrand et Saint Etienne.
Sans l'armistice qui a stoppé l'élan des allemands
ceux-ci auraient pu atteindre les ports de Sète, Marseille,
Toulon et Nice en moins de cinq jours rendant de ce fait impossible
tout repli sur l'Afrique du Nord.
A la
signature de l'Armistice la France est partagée en deux zones
; les deux tiers du pays sont occupés.
Le
10 Juillet, l'Assemblée Nationale réunie à
Vichy vote les pleins pouvoirs au Maréchal PETAIN et lui
confie par 569 voix contre 80 la charge de refaire la France.
Le
bilan de la tragédie est très lourd et la tâche
à accomplir immense !
La
campagne de France a coûté plus de 100.000 morts et
de 400.000 blessés.
1.
500.000 soldats, en grande partie des hommes jeunes, sont prisonniers.
3.500.000
hommes doivent être démobilisés.
5.000.000
de réfugiés se trouvent au sud de la Loire, sans ressources
et doivent être ravitaillés.
La
France n'a de vivres que pour un mois.
Il
faut en toute priorité nourrir les populations des deux zones,
permettre le retour chez eux des réfugiés malgré
le manque de trains et la pénurie d'essence, venir en aide
aux prisonniers et reconstruire ce qui a été détruit.
En
fait tout est urgent et demande beaucoup de mesures d'improvisation
que seul peut prendre un gouvernement responsable.
Il
faut d'urgence protéger les récoltes, rentrer les
foins et faire les moissons.
Or
les destructions sont considérables :
Chemins
de fer : 540 ponts et ouvrage d'art détruits.
P.T.T.
: 3576 centraux et 300 immeubles sont détruits ainsi
que 250 Km d'artères téléphoniques.
Routes
: 2531 ponts et ouvrages d'art sont détruits.
Voies
navigables : 114 ouvrages et 5200 Km de voies sont inutilisables.
Immeubles
détruits : 9.500.000 m 3 sont à déblayer.
La
France compte également 1.000.000 de chômeurs.
Enfin,
par la Convention d'Armistice, la France est tenue au paiement de
400 millions de francs par jour pour la subsistance de l'armée
d'occupation.
Sans
gouvernement reconnu la France vaincue, désorganisée,
occupée aux deux tiers et coupée en deux ne pourrait
que tomber dans l'anarchie, le désordre et la pénurie.
Mais
grâce à sa présence à la tête d'un
gouvernement légal et légitime le Maréchal
va permettre de stopper la désorganisation du pays, d'entreprendre
son redressement et de faire vivre 40 millions de français.
De
surcroît il sauve d'une inévitable occupation l'Afrique
du Nord qui sera si utile aux alliés à partir de Novembre
1942 et protège l'Empire.
Telle
est la réalité en ce début d'été
1940 !
Les
appels lancés de Londres par le Général de
brigade Charles de Gaulle, sans mandat aucun, après avoir
quitté la France encore en état de guerre, ne tiennent
aucun compte des vrais problèmes qui se posent à la
France.
Quand
on examine sérieusement la situation catastrophique dans
laquelle se trouvait notre pays à cette époque on
ne peut que juger avec la plus extrême sévérité
l'entreprise de désorganisation morale menée contre
les intérêts essentiels de la nation par ce général
rebelle qui appelle à la révolte contre l'autorité
du Maréchal reconnue alors par la quasi totalité des
français et des gouvernements étrangers.
Comment
de GAULLE pouvait-il oser déclarer en Juillet 40 "il
n'existe plus de gouvernement français. L'organisme sis à
Vichy et qui prétend porter ce nom est inconstitutionnel
et soumis à l'envahisseur" alors que l'Assemblée
Nationale par une majorité de 86% venait de confier les pleins
pouvoirs au Maréchal PETAIN considéré comme
le sauveur de la Patrie ?
Peut-on
encore aujourd'hui, de bonne foi croire, à la légende
d'un de GAULLE visionnaire et sauveur de la patrie alors qu'il est
absolument évident que c'est le Maréchal qui dans
la tragédie de 1940 incarnait légitimement l'espoir
de la France en restant sur son sol pour la protéger et lui
a rendu les plus éminents services.
Sans
la présence du Maréchal qui n'avait qu'un seul but
: "préserver les français des rigueurs de l'occupation
et de la guerre", quel aurait été le sort de
ces 40 Millions de français, abandonnés à eux-mêmes,
seuls face aux allemands tout puissants, s'ils n'avaient eu comme
unique protection que les appels à la révolte lancés
de Londres par de GAULLE.
Refuser
la réalité de la défaite était une attitude
aussi absurde que celle de quelqu'un qui refuserait de reconnaître
la réalité d'un accident d'automobile.
Comme
l'a écrit l'Amiral AUPHAN "une chose était de
vouloir poursuivre individuellement la guerre contre les allemands,
une autre de prendre une position fondamentale de révolte
vis à vis du gouvernement légal de son pays dont on
brisait l'unité".
Les
mesures prises par le Gouvernement du Maréchal eurent rapidement
des conséquences bénéfiques pour la population
française. Un an après la défaite la France
s'est déjà largement relevée de ses ruines.
Qu'on en juge :
- 74
% des ponts de chemin fer sont réparés ;
- 94
% des centraux des PTT sont rétablis ;
- 92
% des ouvrages de voies navigables sont remis en état ;
- 96
% des voies navigables redeviennent utilisables ;
- 68%
des immeubles détruits sont déblayés ;
- 88
% des chômeurs ont retrouvé du travail
- 15
% des ouvrages d'art des routes sont rétablis.
De
plus 175.000 prisonniers de guerre ont pu être libérés
à des titres divers.
Ainsi,
sous l'autorité du Maréchal, dans une situation extrêmement
complexe et dangereuse, la France a pansé ses plaies et a
entrepris son relèvement matériel et moral. Mais l'on
ne soulignera jamais assez combien la dissidence gaulliste, par
sa propagande le plus souvent mensongère, a contribué
à affaiblir la France en divisant les français.