LÉGIONNAIRES
DE FRANCE ET D'OUTRE-MER
Une année
s'est écoulée depuis que je vous ai appelés à
entreprendre à mes côtés la grande oeuvre de rénovation
française.
Vous
vous êtes comptés, organisés, hiérarchisés,
selon les disciplines que vous avez pratiquées dans l'armée.
Les fanions
de vos sections sont la marque de cet idéal moral et spirituel
au nom duquel vous menez le bon combat du travail régénéw
rateur, dans vos familles et pour la Patrie.
Je salue
ceux qui sont aujourd'hui groupés autour de moi et ceux qui
planent au-dessus de vos réunions lointaines.
je salue
le drapeau national de la Légion, que je confie à votre
fervente dévotion.
Les exemples
que vous avez donnés depuis un an dans vos existences privées
et dans votre participation à la vie publique, votre esprit
d'entr'aide, votre zèle à " servir " loyalement
auprès des représentants responsables du pouvoir central
m'amènent à rechercher votre collaboration de plus en
plus intime.
Vous
êtes les hommes fidèles sur lesquels nous entendons.,
le Gouvernement, l'amiral Darlan et moi, nous appuyer.
Ralliez
à nous les hésitants et les mécontents qui, dans
leur incompréhension de notre désastre et de ses conséquences,
continuent à se maintenir dans les illusions du passé.
Vous imposerez silence à leurs critiques sournoises ou tumultueuses.
La France
n'a qu'un Gouvernement, c'est celui que je dirige avec les collaborateurs
de mon choix.
Le Gouvernement
n'a qu'une politique, c'est celle dont - conscient de mes engagements,
soucieux de l'honneur et de l'intérêt français
- je prends la responsabilité devant l'Histoire.
Sur ces
données, vous nous aiderez à main tenir le pays dans
l'ordre et la concorde.
Selon
les instructions que nous adresserons à votre directoire, vous
vous tiendrez, dans vos cités et vos campagnes, à la
disposition des gouverneurs, résidents, préfets et sous-préfets
pour faire régner partout l'esprit nouveau.
Pour
donner accès à ceux qui - sans avoir eu l'honneur d'être
" combattants " comme vous - partagent votre foi et veulent
participer à votre action salvatrice, il conviendra sans doute
d'élargir votre cadre.
Vous
m'avez proposé, dans ce dessein, de vous appeler désormais
« La Légion Française des Combattants et des Volontaires
de la Révolution Nationale ».
J'accepte
ce titre nouveau qui accroîtra votre rayonnement.
Combattants,
légionnaires et volontaires, je vous adresse donc ce nouvel
appel.
Réalisez
autour de vous le grand rassemblement des énergies fr ançaises.
Avec
mon Gouvernement et pour lui, travaillez au grand jour, car votre
activité pacifique et sociale ne saurait inquiéter personne.
Le travail
est la loi sacrée et fondamentale de la Révolution Nationale.