Parisiens,
je suis
encore ému de votre accueil de mardi dernier.
La chaleur
de cet accueil n'a pu me distraire de la tristesse qui m'étreignait
et qui a pesé sur moi toute la journée.
je garde
l'image de votre ville en deuil, des ruines accumulées, des morts,
des blessés.
je garde
aussi l'impression d'une population digne et stoïque dans l'épreuve.
J'ai visité
des hôpitaux, j'ai admiré le zèle, le dévouement
des médecins, des infirmières.* Ils donnent un magnifique
exemple de cette solidarité que je veux voir se développer
chez les Français. En les élevant au-dessus d'euxmêmes,
le malheur les rendra meilleurs.
Pour moi,
j'ai puisé à votre contact une force plus grande pour
poursuivre ma tâche, une foi plus inébranlable dans les
destinées de la patrie.
Parisiens,
je vous remercie.