Mes
amis,
Ce n'est
pas la première fois que Je viens à Orléans. M.
le Préfet vient de me donner les dates de mes derniers passages.
J'ai assisté
autrefois à une cérémonie de Jeanne d'Arc. J'étais
venu exprès pour ça. Aujourd'hui, c'est presque le hasard
qui me fait arriver la veille de cette fête. J'espère qu'elle
sera éclatante et que tous les voeux que vous ferez pour la France
seront exaucés.
Et maintenant,
que vous dire ?
Je ne suis
pas venu ici pour faire des discours; je suis venu ici voir des gens
qui ont souffert. Vous avez été bombardés, je le
sais; je ne me rappelle pas le nombre des victimes, mais je crois qu'elles
étaient impressionnantes.
Je vais
reprendre mon chemin, le vais voir d'autres pays. je vais, dès
que possible, n'est-ce pas, m'occuper de la France, m'occuper de la
France, rechercher... la place qu'elle obtiendra plus tard, si elle
le mérite. Par conséquent, le sort de la France est entre
nos mains et, si petit que vous soyez, ou si grand dans la hiérarchie,
vous avez tous le même devoir: c'est de préparer de meilleurs
temps à la France.
Mes amis,
merci de votre accueil et permettez-moi de vous quitter immédiatement.
J'ai encore une longue route à faire. Au revoir, mes amis. je
vous dis au revoir, parce que je reviendrai certainement à Orléans.
je ne peux pas vous fixer la date, mais elle fera partie d'un voyage,
d'un périple.
Au revoir,
mes amis.