Mes chers amis,
Des opérations
militaires viennent d'être déclenchées contre notre
pays.
Vous comprendrez
donc pourquoi, je suis obligé de quitter votre ville plus rapidement
que je ne le désirais. je regrette de n'avoir pas le temps de
rendre visite à vos blessés. C'est pour eux surtout que
j'étais venu parmi vous.
De grands
souvenirs m'attachent à Saint-Étienne. C'est ici, qu'il
y a trois ans, j'ai jeté les bases de la charte du travail qui
doit donner à la classe ouvrière la place à laquelle
elle a droit.
Je suis
arrivé ému par vos deuils, mais réconforté
par
Je pars
plus fort pour accomplir ma tâche.
Mes
amis, je vous remercie.