Dés
le 11 juillet 1940, le Maréchal Pétain avait déclaré
dans un message aux français :
‘’ pour notre société dévoyée,
l’argent, trop souvent serviteur et instrument du mensonge, était
un moyen de domination ‘’.
Il
précisait le 12 août 1941 ‘’ j’entends
que notre pays soit débarrassé de la tutelle la plus méprisable,
celle de l’argent ‘’.
En
suivant la pensée du Maréchal, on peut espérer
que la crise financière actuelle soit l’occasion de retrouver
le Bon Sens !
Le
‘’ Bon Sens ‘’ en question est à comprendre
dans ses deux significations, à savoir : le ‘’ sens
commun ‘’ et aussi ‘’ la bonne direction ‘’.
L’actuelle
crise financière (qui est loin d’être résolue,
et dont hélas nous n’avons pas fini de pâtir) résulte
en effet, d’une part, des divagations et utopies d’économistes
à la mode, et, d’autre part, d’une mauvaise orientation
de nos systèmes économiques (dans le sillage d’un
libéralisme incontrôlé) : ces deux éléments
sont précisément le contraire du ‘’ Bon Sens
‘’ Leur château de cartes s’écroule et
l’Etat (c’est-à-dire le contribuable actuel ou à
venir) est appelé au secours de nos apprentis sorciers.
C’est
parce que depuis des décennies le monde économique a préféré
la spéculation au travail : on crée des ‘’
bulles ‘’ (pour reprendre le jargon de nos financiers) et
l’on s’étonne qu’elles éclatent ! Mais
même un enfant vous dirait que le sort des bulles est d’éclater.
On
s’étonne, et cela s’appelle stupidité, ou
bien l’on feint de s’étonner, et cela s’appelle
malhonnêteté. ‘’ L’art ‘’
de nos spéculateurs (qui vendent ce qu’ils ne possèdent
pas encore !) procède un peu de ces deux travers.
Depuis
des décennies nos systèmes économiques (libéraux
ou socialistes) s’engouffrent dans un cul-de-sac, ce qui est proprement
une mauvaise direction.
En effet, en version libérale l’économie est au
service de l’argent, de la création de richesse pour la
richesse (et non pour l’homme) tandis qu’en version socialiste
l’économie est toute au service d’un Etat totalitaire.
Dans
les deux cas, l’homme devient l’esclave du système.
Cette
crise évoque forcément celle que notre pays a connue il
y a 70 ans environ. Souvenons nous : n’ayons pas la ‘’mémoire
courte ‘’ : dans des conditions extrêmement difficiles
(défaite militaire - pays occupé - exigences terribles
de l’ennemi...) le Maréchal a posé les bases d’une
saine économie au service de l’homme.
La
Charte du Travail, l’organisation corporatiste (qui s’inspirait
assez largement de la doctrine sociale de l’Eglise) c’était
le retour au Bon Sens, c’était l’économie
du réel, du travail, de la terre (‘’ qui ne ment
pas’’) de l’artisanat, c’était
?
l’opposé de la spéculation et des rêves (qui
finissent en cauchemars). C’était l’économie
au service de l’homme, celle où l’ouvrier redevenait
propriétaire de son métier, économie à la
fois opposée aux systèmes socialistes et libéraux.
Citons
à ce propos, une fois de plus, le Maréchal (le 11 Juillet
1940) ‘’ Le travail des français est la ressource
suprême de la Patrie. Il doit être sacré. Le capitalisme
international et le socialisme qui l’ont exploité et dégradé
(...) ont été d’autant plus funestes que s’opposant
l’un à l’autre en apparence, ils se ménageaient
l’un et l’autre en secret. Nous ne souffrirons plus leur
ténébreuse alliance’’.
En
voulant cette économie ‘’ humaniste ‘’
le Maréchal Pétain a du lutter contre les puissances qui
asservissent l’homme (sous des masques socialistes ou libéraux)
elles ne lui pardonneront pas. Elle ne lui pardonnent toujours pas aujourd’hui
: nous en avons la preuve presque chaque semaine.