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Pour une économie au service de l'homme (mode de comptabilité)


Suivant à la fois la pensée du Maréchal Pétain, traduite en actes dans la Charte du Travail, et la doctrine sociale de l’Eglise, nous exposons ci-dessous les principes d’une Economie au service de l’Homme :

Face aux désordres économiques et sociaux que nous constatons, il serait grand temps de revenir à des principes simples, durables et respectant la dignité humaine : on peut en énoncer deux qui sont :
L’organisation économique et sociale, par branche professionnelle
Le traitement des problèmes au niveau le plus proche possible de leur émergence (ou principe de « subsidiarité »)

Notons tout de suite que ces 2 principes se conjuguent harmonieusement.
Prenons un exemple : s’il apparaît une difficulté dans l’industrie fromagère du Cantal , d’une part il semble que ce soit, en priorité, aux participants de cette activité d’en débattre entre eux (employeurs et employés de cette branche) à l’exclusion des professionnels étrangers à cette industrie ; et d’autre part il apparaît préférable de traiter ces problèmes au niveau départemental (ou local) et d’éviter autant que possible des recours abusifs (autant qu’improductifs) au niveau national (ou pire, au niveau européen)
Ce que l’on peut régler sur le terrain, entre gens de même métier sera plus vite et mieux réglé.

Remarquons au passage que les instances européennes utilisent beaucoup le mot de « subsidiarité » mais semblent, dans la pratique, en ignorer l’application, tant il est commode (mais malsain) de légiférer « d’en haut » en dépit des particularismes régionaux.

L’organisation par profession, conjuguée au principe de subsidiarité, est une condition nécessaire au rétablissement de la vraie démocratie (c’est à dire du respect des gens), ceci à une époque où la tentation reste très forte de précipiter la société vers deux formes de dictatures apparemment opposées mais finalement issues toutes deux d’une même source matérialiste et anti-spirituelle, qui sont : le libéralisme, et le matérialisme marxiste.

Malgré son nom, le libéralisme amène à une sorte de dictature qui est celle de l’argent tout puissant. Il ne défend qu’en apparence le droit de propriété pour mieux justifier les excès et les abus de ce même droit.
Dans une vision chrétienne du droit de propriété, nous sommes moralement responsables de l’usage que nous faisons de nos biens, alors que pour le libéralisme, aucune considération morale ne vient limiter ce droit devenu absolu et conduisant souvent à d’insoutenables injustices.
Le libéralisme c’est l’inversion des pouvoirs : c’est la subordination du politique à l’économique, c’est l’argent devenu finalité au lieu d’être un simple moyen, avec ce terrible corollaire : l’homme devenu « moyen » plutôt que « finalité » de la société.

En ce qui concerne le marxisme, son aspect dictatorial apparaît encore plus clairement. Philosophie apparemment généreuse, elle est devenue, partout où elle a été appliquée, un terrible régime policier et concentrationnaire.
Au centre des régimes marxistes, théoriquement, se trouve « l’homme », mais pratiquement c’est l’Etat ! Un Etat tout puissant bureaucratique et policier qui écrase des milliers d’hommes réels et concrets au nom d’un « homme » prolétaire, vertueux et parfaitement abstrait.

En fait, ces « frères ennemis », à bien y regarder, sont des frères jumeaux, tous deux athées et matérialistes.
Ils ont beaucoup en commun, à commencer par une propension au gigantisme : ils veulent TOUT ; ce en quoi l’on peut les qualifier de totalitaires.
Leur « péché originel » c’est la concentration : concentration des capitaux pour l’un, concentration du pouvoir étatique pour l’autre. Prolétarisé dans le premier cas, ou «socialisé » dans le second cas, l’individu y est chaque fois noyé dans la masse (au nom de sa liberté !). Les corps intermédiaires sont combattus (famille, métiers, nations,..) pour mieux isoler et assujettir l’individu.
Mais ce gigantisme est à la fois leur force, et (à terme) leur perte.
L’URSS n’a pas disparu sous l’effet d’une action extérieure, elle a implosé, après 70 ans d’un régime de fer, par ses propres contradictions.
De même le libéralisme, système économique intrinsèquement instable, progresse en « zig-zag » de crises en krachs, faisant exploser ses « bulles » spéculatives en laissant sur le terrain des milliers de victimes.
Telle la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, ses concentrations de capitaux et d’industries finissent souvent en lamentables explosions. Le virus libéral ayant atteint, ces dernières décennies, le sud-est asiatique (et ses foules d’esclaves) qu’y a-t-on vu ?…des bulles s’enfler et éclater. En une tragique obstination le libéralisme perpétue le faillite de la « tour de Babel » qui s’est écroulée par suite de gigantisme.

Face à ces faillites, ce n’est pas une quelconque « 3ème voie » qu’il faut trouver (les 2 voies précédentes n’étant que 2 variantes d’un même matérialisme athée) mais une autre voie : celle des êtres humains « crées à l’image de Dieu »associés en communautés à dimensions humaines (familles, métiers, nations…) pour une finalité à la fois spirituelle et terrestre.

Cette voie, humaniste, est celle des communautés naturelles (familles, métiers,..) où l’Etat se trouve au service de celles-ci (et non l’inverse, comme dans le marxisme) et où ce même Etat limite ses interventions à quelques arbitrages entre les dites communautés et à quelques décisions de bien commun dépassant le cadre de ces communautés naturelles.

Cette voie rétablit l’être humain (et non l’argent) au cœur des sociétés, et protége le producteur de biens et de services (agriculteur, artisan, ouvrier, industriel, commerçant, médecin, enseignant…)à travers la qualité de ses services (et non pas comme dans le libéralisme débridé, par les prix les plus bas, amenant à une concurrence sauvage et à un esclavage à peine dissimulé !)

Dans cette voie, conforme à la dignité de l’homme, celui-ci devient le propriétaire de son métier (et non plus le mercenaire des « multi-nationales »)
Ses capacités professionnelles, attestées par la profession elle-même, font de lui un travailleur libre et quasi-indépendant.
Cette voie n’est nullement utopique, mais elle suppose un important renversement de perspective par rapport aux politiques actuellement menées en France (et en Europe), où alternent des décisions tantôt « libérales » tantôt « marxisantes », qui n’amènent l’une et l’autre que davantage de paupérisation et d’aliénation du grand nombre pour le profit d’une « nomenklatura » du pouvoir (pouvoir politique ou pouvoir économiques)
Non seulement cette voie humaniste est réalisable, mais elle constituera à terme, le recours final de nos sociétés, après les faillites de la « « dictature de l’argent » ou de la « dictature de l’Etat tout puissant »
Est-ce rêver que de souhaiter pour les hommes et femmes de France un système à dimension humaine ? Nous ne le pensons pas.

Un homme exceptionnel avait entrevu un tel système malgré des conditions politiques très difficiles. Notre pays était alors occupé par l’ennemi après une stupéfiante défaite militaire (défaite inconcevable pour les français de cette époque)
Préparant secrètement l’armée de la revanche, il avait établi les bases d’un renouveau du dialogue social par une Charte du Travail et par l’organisation de Corporations et d’Ordres professionnels.
Après la guerre, une partie de cette oeuvre a même été conservée (en changeant les noms, et les intitulés, politique oblige !)et ceci malgré le rejet systématique par les nouveaux gouvernants de tout ce qui avait été fait par leurs prédécesseurs

Mais peut-on encore évoquer l’œuvre sociale de Philippe Pétain sans s’attirer les foudres du « politiquement correct » ?
Le matraquage médiatique visant à diaboliser le vieux Maréchal a peu à peu censuré toute l’œuvre entreprise entre 1940 et 1944. Les archives en témoignent encore, mais quels historiens voudront (oseront) écrire à contre-courant d’une opinion tellement « formatée » ?
Dans quelques décennies peut-être lorsqu’il sera permis aux historiens d’écrire l’Histoire, et que les parlementaires ne leur dicteront plus le texte officiel.
Ch. Odoux

Annexe : « Les SCOP, Le Commerce équitable et les Microcrédits »