Promu
alors général de division début 1915, il reçoit le commandement du 33ème
corps et tient le secteur d'Arras qu'il dégage le 9 mai après des combats
acharnés. Le général Pétain est élevé au grade de Commandeur
de la Légion d'Honneur, puis désigné au commandement de la 2ème armée
en septembre 1915.
Il
sauve la place de Verdun, attaquée le 21 février 1916,
en organisant, la défense aérienne et terrestre, et en
mettant en oeuvre une noria de relèves acheminées par
la route de Bar-le-Duc à Verdun, baptisée "La Voie
sacrée".
Le
15 mai 1917, il est nommé commandant en chef des armées
françaises qu'il conduira jusqu'à la victoire. Il est
notamment appelé à réprimer les mutineries qui avaient
éclaté après l'attaque du Chemin des Dames en avril. Philippe Pétain
réduit au minimum les exécutions prononcées par le Conseil de Guerre
et rétablit l'ordre et la discipline, en restaurant la confiance des
troupes par l'amélioration des conditions matérielles et morales du
soldat, ainsi que par la suppression des offensives de grand style,
en attendant "les Américains et les chars".
C'est
sa fameuse stratégie expectante définie dans sa directive
n°4 du 20 décembre 1917. Le 8 décembre 1918, Philippe
Pétain reçoit le bâton de Maréchal de France.