Un
jugement de grande portée
La
France, ainsi que de nombreux autres pays européens, a développé
un riche arsenal de lois restreignant gravement la liberté d'opinion
afin de préserver, selon le législateur, l'ordre public
ou les intérêts de groupes déterminés. Ce
faisant, des pans importants des libertés individuelles ont été
mis à mal par l'ensemble des mesures liberticides votées
par le parlement ou décrétées par le gouvernement
depuis 1938.
L'aggravation permanente des lois répressives est devenu un sujet
de préoccupation pour un nombre croissant de législateurs
comme Jacques Toubon ou Simone Weil. Néanmoins le terrorisme
intellectuel mis en oeuvre par des minorités ethno religieuses
paralyse le parlement et interdit de fait tout contrôle de la
constitutionnalité des lois liberticides.
C'est pourquoi le jugement du 3 septembre 1998, de la Cour européenne
des droits de l'homme, condamnant la France pour son atteinte au droit
à la liberté d'expression des défenseurs du maréchal
Pétain, marque un tournant important dans la préservation
des libertés publiques en France. Ce texte est à lire,
à méditer et à adresser à son parlementaire
pour qu'il puisse prendre conscience de la gravité de la situation
des libertés en France.
Le
sens à donner à la rencontre de Montoire fut un des points
importants des débats judiciaires français cassés
par Strasbourg.