Ce
troisième et dernier volume des mémoires de Jacques Isorni
nous plonge d'emblée dans le drame algérien. Les premières
années de la guerre avaient été évoquées
dans le deuxième volume. Il s'agit cette fois de la fin de l'Algérie
française et des convulsions sanglantes auxquelles elle donna
lieu. Consciences déchirées, ces "soldats perdus"
passés à l'O.A.S. vont, au fur et à mesure de leur
capture, trouver en Jacques Isorni un avocat ardent, prompt non seulement
à les défendre mais à mettre en cause les tribunaux
d'exception mis en place par le régime gaulliste. Lors du procès
de l'attentat du Petit Clamart, son attitude lui vaudra trois ans de
suspension.
Son
retour au barreau sera marqué par quelques retentissantes affaires
d'assises auxquelles s'ajoutent encore certaines causes politiques,
notamment avec l'affaire Markovic. Parallèlement, Jacques Isorni
poursuivra son action inlassable pour défendre la mémoire
du maréchal 'Pétain et obtenir la révision de son
procès. Cette action lui vaut de nouveaux démêlés
judiciaires et la poursuite d'un dialogue impossible avec papes et chefs
d'État.
L'évocation
de ses voyages, de ses rencontres avec des personnages aussi surprenants
que Rachele Mussolini ou Salazar, complète ce tour d'horizon
d'une vie bien remplie où le talent littéraire s'ajoute
à celui de l'avocat.